Essai Ribeye TS 370

RIBEYE SERIE T : Parfaits pour débuter

Réputé pour ses carènes fines et sportives, typiques de “l'école anglaise", Ribeye élargit son entrée de gamme avec la série T, des annexes et des petits bateaux dotés d'une solide coque en alu, diffusés en packages motorisés par Yamaha-France. À étudier de près, pour ceux qui veulent accéder au pneumatique sans se saigner aux quatre veines !

Texte et photos Jacques Anglès


  5 650 € avec Yamaha 9,9 ch 4T (tarif 2016)
 3.7 m
 8
 24,5 nds avec Yamaha F20 barre franche
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Paru dans le Pneumag n° 84 Juillet/Août 2011



Présentés par Yamaha au dernier salon nautique, les nouveaux modèles “T“ du constructeur britannique viennent compléter par le bas une production qui commençait jusque-là à 5 m. Cette nouvelle série, riche de treize modèles de 2,40 m à 4,80 m, vise principalement le marché des annexes, mais les plus grands modèles, TS et TA, peuvent toutefois être considérés comme des bateaux à part entière pour de petites navigations, en mer ou sur plans d'eau intérieurs. C'est dans cette optique que nous avons testé dans la baie d'Hyères trois modèles, les TA 480, TA 430 et TS 370. Deux autres petits modèles, les TS 310 et TL 260, ont également retenu notre attention, avec essais en mer.
Bien que siglés Ribeye et construits avec sérieux suivant les spécifications maison, les modèles T, construits en Chine, n'ont pas grand-chose à voir avec les semi-rigides classiques de la marque, construits eux en Afrique du Sud et dotés de flotteurs en tissu Orca et coque polyester. L'atout maître des Série T, c'est leur coque en alu. On bénéficie des deux avantages de ce matériau : la légèreté et, surtout, une robustesse sans égale qui permet, entre autres, de beacher en toute sérénité sans crainte d'écailler le gel-coat. Du plus petit au plus grand, les cinq modèles sélectionnés ici montrent une qualité de fabrication constante, qui inspire toute confiance. Notez qu'il s'agit de coques en aluminium soudé, relativement épais, à la différence de certaines coques américaines ou nordiques, qui utilisent la technique de l'aluminium collé et riveté, généralement laissé brut. Ici, la rigidité des coques soudées est exceptionnelle. Les soudures montrent un cordon très régulier, d'aspect impeccable, et la finition en laque Epoxy blanche est du meilleur effet. Enfin, le tableau arrière, renforcé par deux larges équerres soudées, paraît largement surdimensionné.
Autre différence qui distingue les Série T des Ribeye “classiques“, le flotteur est fabriqué en tissu Hypertex soudé à chaud. C'est en fait un PVC qui ne dit pas son nom, avec les avantages et les inconvénients connus de ce matériau : mise en œuvre industrielle à qualité constante et moindre coût dans la colonne “Plus“, sensibilité aux UV supérieures au CR/CSM (Néoprène-Hypalon), plus difficile à réparer à froid que le CR/CSM dans la colonne “Moins“. Sur ce point, les Ribeye Série T ne font pas preuve d'originalité, le PVC étant très largement dominant dans la production des pneumatiques de petite taille, à l'exemple des Bombard, Zodiac ou Plastimo.

Ribeye TS 370 :
Basique mais fougueux
Dans cette catégorie, les sorties en mer ne sont à envisager que par beau temps, et pour des trajets pas trop longs. Cela n'empêche pas ce petit pneu, équipé d'un 20 ch à barre franche, de faire preuve d'une fougue fort plaisante, tout au moins tant qu'on ne le charge pas trop. Jugez-en : plus de 24 nœuds à plein gaz, 17-18 nœuds à mi-régime, et un déjaugeage en forme de ruade ! Certes, la barre franche exige du doigté, mais on s'amuse à piloter cet engin ultra-léger. En solitaire, attention à ne pas se faire surprendre par vent debout, car le nez est léger, mais à deux, la stabilité est parfaite. Bien sûr, les limites de ce micro-bateau seront vite atteintes si la mer se creuse mais par beau temps stable, on peut s'adonner à la balade côtière avec un équipage de deux à quatre personnes. Le cockpit est simplissime : un banc de nage au milieu, un petit pontage avant en toile (ouvrable par une fermeture éclair, et une sangle sous ce pontage pour fixer un sac, et six poignées sur les boudins pour se tenir. C'est le strict minimum, mais il est bien pensé. De plus (hasard heureux ou calcul du constructeur ?), la nourrice Yamaha de 25 litres vient se caler parfaitement entre les deux équerres du tableau arrière.



photo Ribeye TS 370


photo Ribeye TS 370


photo Ribeye TS 370


La coque alu et la belle finition des Série T sont leurs atouts maîtres. Le TA 480 couvre toute la palette des loisirs nautiques : balade, pêche, plongée, ski nautique ou wake-board. Marin et stable, il peut étaler une mer formée s'il le faut, avec les limites d'un engin de moins de 5 m. Le TA 430 a pratiquement le même programme, un cran météo en dessous, mais pour un budget bien inférieur. Le 370 doit être considéré, malgré son tempérament sportif, comme un engin minimal en mer, à utiliser par beau temps. En revanche il peut offrir de belles balades en eaux abritées, en embarquant une petite famille, et ceci sans grever les finances du foyer.




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