Essai Bombard Typhoon 335

Petit mais pratique

Son look sympa, sa capacité à la charge et sa maniabilité en font un vrai petit bateau. Avec seulement six chevaux, il peut faire le bonheur d'un jeune couple avide de faire ses premiers pas dans le motonautisme. Avec un hors-bord plus puissant, il peut aussi devenir le compagnon de vacances d'une petite famille.

Texte et photos Philippe Leblond


 1 523 € sans moteur (tarif 2008)
 3.35 m
 5
 13,4 nds

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Paru dans le Pneumag n° 64 mars/avril 2008




Situé à la lisière de l'annexe pour bateau de croisière, le Typhoon 335 possède une fiche technique qui lui permet de toucher une autre clientèle. Avec une homologation à cinq passagers, une charge utile de 500 kg et une motorisation maxi de 15 ch, on entre dans le domaine du petit bateau familial. Enfin, pour petite famille… à son bord, un couple et deux jeunes enfants pourront déjauger avec un hors-bord de 15 chevaux. Dans le meilleur des cas, ils pourront même s'initier au wake-board ou au ski (si les enfants sont encore jeunes). Plus sûrement, ce canot pliable pourra vraiment faire office de « ticket d'entrée » pour un jeune couple désireux de découvrir les sensations du motonautisme sportif. Notre essai le montre, car avec un simple 6 chevaux 2-temps de chez Yamaha, et en étant deux à bord, nous avons atteint 13,4 nœuds. Avec un 15 chevaux, on devrait pouvoir tabler sur au moins 20 nœuds, a fortiori avec la version « light » du Typhoon 335, équipée du plancher Aérotec, 10 kg moins lourd ! Mais, revenons à notre essai, avec l'entrée en scène d'un ensemble qui vise clairement le podium en termes de budget, cumulant les avantages d'un bateau facilement transportable (dans n'importe quel coffre de berline), ayant une forte flottabilité mais étant suffisamment léger pour déjauger avec un 6 ch, et donc ne nécessitant pas de passer le permis côtier (une économie de plus). Voilà qui est alléchant ! Pour une enveloppe globale de 3 085 c (le 2-temps coûte 300 c de moins que le 4-temps), ce Typhoon à plancher en bois peint, rigidifié par des longerons en aluminium, fait pourtant belle figure. Son look sympathique doit beaucoup au soin apporté à la fabrication. Par contre, les poignées de portage font bon marché et n’offrent pas l’ergonomie espérée. Le nez du boudin est pourvu de quatre plots de fixation pour le sac fourre-tout bleu à fermeture Velcro. Ce dernier fait partie de la dotation de série, comme les avirons et leurs dames de nage rabattables, ainsi que le banc amovible. Parmi les options, on relève le support de cannes à pêche, les roues de mise à l’eau, l’échelle de bain souple (elle se fixe sur le flotteur) et le gonfleur électrique, qui permet de gagner un temps précieux pour multiplier les destinations. Aux commandes, avec seulement six chevaux « dans la poignée », c’est un peu « on-off ». En déplaçant un passager vers l’avant, pour contrer un cabrage pénalisant, nous avons réussi à déjauger en 4 secondes. Une belle « perf », suivie d’une autre, puisque notre GPS nous a enregistré une pointe supérieure à 13 nœuds (25 km/h). Pas mal pour un moteur sans permis ! Précisons que cette vitesse a été atteinte sur mer calme et en replaçant nos poids vers l’arrière pour diminuer la surface mouillée. Et, il est encore possible d’hydroplaner à 10 nœuds, ce qui n’est pas anodin puisqu’on obtient ce chiffre en réduisant les gaz d’environ un tiers, au bénéfice du carburant (l’autonomie est considérable avec une nourrice de 25 litres !) et surtout d’un niveau sonore plus agréable. Seul à bord, la tenue de cap est plus aléatoire, le phénomène de lacet étant difficile à éviter. Sortir des virages serrés prend par ailleurs un certain temps, car il faut redéjauger le bateau. Aussi est-il préférable de conserver du gaz et de ne pas trop raccourcir le rayon de giration..



photo Bombard Typhoon 335


photo Bombard Typhoon 335





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