Essai Bombard Typhoon 380

Parfait pour débuter

Sa présentation soignée, son cockpit relativement spacieux, capable d'accueillir une petite famille, sans oublier son prix d'appel, font du Typhoon l'archétype du « ticket d'entrée » au motonautisme. Outre les atouts déjà cités, son plancher démontable en fait le bateau nomade par excellence.

Texte et photos Philippe Leblond


 4 759 € sans moteur (tarif 2005)
 3.8 m
 6
 21,5 nds

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Paru dans le Pneumag n° 49 Septembre/Octobre 2005



Pas besoin de remorque, ni de place de port ! Pour certains d'entre-vous, ces deux paramètres sont déjà autant de bonnes raisons de choisir un pneumatique pliable. Nous en avons fait la démonstration dans notre dernier numéro (Dossier sur les pneumatiques pliables), ce petit Bombard (3,80 m tout de même !) et son 15 ch Yamaha, tiennent dans un break Passat sans même avoir à rabattre tout ou partie de la banquette arrière. Reste l'opération montage/démontage… Personne ne l'apprécie, bien sûr, mais l'habitude aidant, elle se déroule de plus en plus vite. Et là, on peut apprécier le caractère « nomade » de ce canot qui permet de changer de zone de navigation à son gré. Passer de l'Atlantique à la Méditerranée - ou inversement - un rêve ! Assez disserté ! Voyons plutôt ce que nous réserve ce Typhoon à la barre… franche en l'occurrence. Malgré la puissance modeste, il est bon de se montrer vigilant à l'heure du déjaugeage, d'autant que ce petit 2-temps « carbu » fait preuve d'un punch impressionnant et que le rapport poids/puissance de l'ensemble est loin d'être ridicule (5,7 kg/ch). Face à un bon vent, une rotation un peu brusque sur la poignée de gaz du Yamaha peut vite poser problème ! Le cabrage est important et immédiat, surtout lorsque le pilote est seul à bord. Nous lui conseillerons, dans ce cas de figure, de déjauger vent dans le dos pour reprendre un cap face au vent, dans un second temps. Cette réaction est bien moindre avec un ou deux passagers placés vers l'avant du bateau, mais la reprise d'assiette est aussi nettement plus lente (6 secondes contre 2 pour hydroplaner). De la même manière, plein gaz, le cap est bien plus facile à tenir avec un bateau en charge que seul à bord et à lège. Il n'est pas évident dans ce cas, d'éviter un léger mouvement de lacet qui peut fatiguer le bras du pilote à la longue. Dans les virages, le Typhoon qui vire quasiment à plat, est à la fois sain et joueur. Sur le petit clapot de la baie de Carqueiranne, le plancher en bois, bien soutenu par la quille gonflable, fait preuve d’une rigidité satisfaisante. Bien sûr, le contact avec la mer reste très direct et on ne peut guère parler de confort. En l’absence de compte-tours, difficile de donner une vitesse de croisière précise. Disons qu’aux deux tiers de l’accélération maxi, le bateau se révèle très agréable, avec un moteur moins sonore. Cela doit correspondre à environ 15 nœuds, la vitesse minimale pour planer étant de 11,3 nds, avec la petite famille à bord.

Construit en PVC, le Typhoon témoigne d’une finition soignée. Le diamètre important des flotteurs donne un « creux » de cockpit sécurisant, et le plancher dont la surface est légèrement « gaufrée » s’avère moins glissant que les anciens planchers vernis. La sécurité est procurée par trois compartiments de gonflage indépendants, plus la quille, qu’il ne faut pas hésiter à bien gonfler. Elle est, avec les longerons en alu, l’épine dorsale de ce plancher. Au système de sangles tendues sur le dos des flotteurs, nous aurions préféré les traditionnelles saisines en corde polyamide, plus ergonomiques. Parmi les accessoires fournis en standard, le banc de nage amovible est intéressant, de même que le petit sac étanche qui se fixe dans le nez du bateau. En revanche, on regrette l’absence d’un système de fixation au sol pour la nourrice, qui va forcément se « balader » au gré des sauts de vagues… Bombard propose aussi une paire de flaps en plastique qui se fixent au tableau arrière. Cela nous paraît une bonne idée, notamment avec la puissance maxi (20 ch) pour donner plus de portance à la poupe et, peut-être (nous ne les avons pas testés), limiter le cabrage au déjaugeage.

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photo Bombard Typhoon 380


photo Bombard Typhoon 380





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