Essai Capelli Tempest 500 Easy Line

Le juste prix

Déclinaison simplifiée du 505 Easy, ce nouveau 500 est né pour endosser le rôle d'une entrée de gamme à prix (très) contenu. D'où un certain dépouillement sur le pont et l'absence d'options, exception faite d'un réservoir fixe de 53 litres. De quoi étendre l'autonomie, dans l'optique d'une motorisation haute…

Texte et photos Philippe Leblond


 12 990 € avec Yamaha 50 ch 4T (tarif 2016)
 5.05 m
 9
 27,6 nds
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Essai paru le 11/12/2015



Capelli a sans doute raison de proposer ce modèle qui sait aller à l'essentiel, sans avoir à rougir face à la sophistication atteinte pas des semi-rigides dont les prix n'ont eu de cesse de s'envoler. En tout cas, à bord de ce petit semi-rigide tout a été calculé à minima pour que l'enveloppe n'excède pas trop les 10 000 euros, propulsion comprise : ni plates-formes, ni échelle de bain, pas plus que de coffres contremoulés ou de solarium, mais une console basse et sans pare-brise, un petit leaning-post, une baille à mouillage et une simple nourrice de carburant, sanglée sur le pont… La seule option consiste justement en un réservoir de 53 litres en Polyéthylène (1 000 €), qui prend place dans la base dudit leaning-post. Voilà en substance ce qu'offre le cockpit du 500 Easy…
Bien sûr, l'équipement de confort ne fera pas tourner la tête du futur acheteur, mais voyons plus en détail, les quelques points forts de ce pneu d'entrée de gamme, sans prétention… D'abord, il y a la facture, soignée. La finition du gros oeuvre est au niveau de celle de ses grands frères, donc plutôt élevée, avec un polyester sans faiblesse apparente, enduit d'un gel-coat uniformément brillant. Des flotteurs dont le tissu Orca (Néoprène/Hypalon), une référence en termes de durabilité et d'esthétisme, est soigneusement coupé et assemblé (pas de bavures de colle, un cloisonnement interne quasi invisible). Il y a aussi le câblage moteur dissimulé sous le plancher et, pour réveiller un look plein de sobriété, une épaisse bande de ragage noire enserrant un liseré orange, coordonné au graphisme ornant les tubes. Et il y a aussi la facilité à se mouvoir dans ce cockpit qui propose une belle habitabilité et un très large passavant (52 cm !) grâce à la console de pilotage déportée à tribord. Notre bateau d'essai correspondait au premier niveau de package et était équipé, à ce titre, d'un Yamaha F50. Disons tout de suite que ce 50 chevaux doit être considéré comme la motorisation basse pour ce semi-rigide, même si ce dernier témoigne d'une certaine vivacité à la barre et d'accélérations convaincantes, avec un déjaugeage "emballé" en 3"7 et une marque des 20 nœuds effacée en 6"3. Car, pour ce qui est de la vitesse de pointe, nous sommes restés un peu sur notre faim… Notre GPS a "coincé" sur 27,6 nœuds, malgré une levée de trim maximale. Tenant compte aussi que nous n'étions que deux à bord, et avec seulement 17 des 25 litres que compte la nourrice Yamaha, cette vitesse risque de chuter sensiblement si l'on embarque une famille (5 à 6 équipiers) avec toutes ses affaires… Sans choisir la puissance maxi, nous conseillerons donc d'opter pour un 80 ch, qui promet un couple bien supérieur grâce au changement de cylindrée (1 596 contre 996 cm3 au 50 ch) et devrait donc permettre de maintenir des perfs élevées, même en charge. Par contre, c'est 50 kilos de plus sur le tableau arrière… Le F70 qui possède le même bloc et le même poids que le 50 ch peut s'avérer un bon choix, pour un équipage de trois ou quatre personnes et son équipement. Ces puissances permettront également un fonctionnement plus silencieux (appréciable lors des longues balades) et de ne pas trop solliciter la mécanique aux régimes de croisière, tout en maintenant des allures significatives (autour de 20 nœuds à 4 000 tr/min). Or, pour assurer cette vitesse, le F50 est obligé de monter vers 5 000 tr/min (conso : 13,3 l/h à 5 000 tr/min), tandis qu'il lui faut près de 4 000 tr/min pour maintenir une vitesse de 15 nœuds (conso : 8 l/h à 3 800 tr/min). Du coup, les rendements seront peut-être meilleurs avec un F60 ou F70…
Reste que, avec son 50 chevaux et un équipage réduit, le 500 Easy ne manque pas de peps. Amusant à barrer, il communique rapidement un sentiment de sécurité à son pilote, même lorsqu'on utilise toute la puissance dans le clapot (30-50 cm), et conserve une bonne stabilité d'assiette (longitudinale et latérale), même par un vent latéral de 3 beauforts.



photo Capelli Tempest 500 Easy Line


photo Capelli Tempest 500 Easy Line


photo Capelli Tempest 500 Easy Line


photo Capelli Tempest 500 Easy Line


Au ponton
Relativement bon marché, facile à transporter et à mettre à l'eau, ce petit Tempest devrait séduire les plaisanciers en quête d'un premier bateau, abordable et facile d'entretien. Le cockpit ne croule pas sous les éléments de confort, et l'on peut regretter malgré la volonté de proposer un semi-rigide "premier prix", que certaines options ne soient pas proposées, notamment une échelle de bain ou un siège-coffre biplace. De ce fait, ce 500 Easy met en avant sa surface de pont dégagée, garantie d'une certaine polyvalence, l'ouvrant à des activités telles que la pêche, la chasse sous-marine, la glisse tractée…




En mer
Héritant de la carène (à peine modifiée) du 500 Work, le 500 Easy démontre une certaine vivacité, appréciée du barreur. Le point faible, quoique relatif, semble résider dans son léger manque de vélocité. En général, les semi-rigides de cet acabit, dotés d'une même puissance, atteignent les 30 nœuds, fournissant par voie de conséquence de meilleurs rendements moteur aux allures de croisière. Pour ceux qui désireraient naviguer en équipage de quatre personnes ou plus, nous conseillerons un 60, voire un 70 ch, éventuellement un 80, mais pas plus, les 110 ch mentionnés sur la fiche technique paraissant totalement irréalistes…




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