Essai Capelli Tempest 570 Open

Fashion victim ?

Il vient remplacer le Tempest 550 avec des prestations très comparables, bien qu'il s'agisse réellement d'un nouveau bateau. Légèrement plus grand et plus large, il est aussi plus lourd, et les performances s'en ressentent un peu. En fait c'est surtout au plan esthétique qu'il dénote une évolution, le style devenant plus "mode".

Texte et photos Philippe Leblond


 29 060 € avec Yamaha 100 ch 4T (tarif 2016)
 5.66 m
 10
 35,1 nds

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Paru dans le Pneumag n° 51 Janvier/Février 2006




Présenté pour la première fois au Grand Pavois de La Rochelle, ce nouveau Tempest de la gamme « Top » va prendre la place du 550 pourtant encore compétitif. Une tache pas commode, pour laquelle le changement le plus important réside dans un nouveau dessin plus « edge design », visant à dynamiser un peu les formes du 550, devenues classiques, mais pas pour autant dépassées. Comme sur les nouveaux 470 et 626 (qui remplacent respectivement le 450 et le 625), les accessoires du 570 adoptent des arêtes comme celles qui barrent la console et celles qui donnent aux dossiers des sièges une forme d'accent circonflexe. En revanche, les flotteurs qui sont naturellement cylindriques restent à l'abri de l'esthétique edge design.La poupe recèle un volumineux bac moteur moulé avec la banquette arrière, et qui constitue un bon barrage pour les retours d'eau dans le cockpit lors des décélérations vives. C'est là que la gaine du câblage moteur passe à travers le polyester pour plonger sous le plancher jusqu'à la console et ses commandes. La petite échelle de bain en inox et teck n'est pas coffrée. Les plats-bords antidérapants se terminent par les taquets d'amarrage, eux aussi en inox. On peut prendre place à trois sur la banquette de poupe dont l'assise recouvre un grand coffre dont l'ouverture est assistée par un vérin à gaz. Le dossier de la banquette bascule en arrière pour permettre l'ouverture de ce coffre qui, comme les autres, est équipé d'un support de cadenas permettant un verrouillage sérieux. Le socle du coffre est percé de deux vide-vite de bon diamètre qui devraient assurer un assèchement du cockpit rapide en cas d'enfournement. Contrairement à la banquette arrière et au coffre avant servant de base au solarium, le siège pilote biplace et la console centrale sont vissés sur le plancher. L'assise de pilotage bascule en arrière pour ouvrir un coffre de bonne contenance. La console aussi propose un volume de rangement intéressant, accessible par de petites portes en teck massif fermant à clé. Le tableau de bord offre une bonne position de conduite avec une barre verticale et le nouveau boîtier pupitre Yamaha très agréable à manier. Dommage que la façade postérieure de la console ne soit pas en retrait au niveau de genoux et que le compas ne soit pas placé sur l’axe de vision du barreur. On peut aussi regretter le manque de place pour intégrer un petit combiné GPS-sondeur. Un bon point en revanche pour la belle main courante qui procure une prise efficace aux passagers qui tiennent compagnie au pilote et protège le pare-brise.

La partie avant est configurée pour laisser une circulation facile jusqu’au mouillage, sauf quand le complément du bain de soleil est à poste, ce dernier venant à toucher la console. Parmi les options qui nous semblent essentielles, dans le carde d’un programme familial, Capelli propose une table de pique-nique qui vient se dresser à l’avant de la console. Le socle de bain de soleil contre-moulé comporte un grand coffre et une baille à mouillage avec un couvercle en contreplaqué marine verni. La delphinière en polyester qui s’enroule sur le tube d’étrave possède un taquet bien placé et un davier avec diabolo. Côté saisines, on regrette l’adoption du système de sangles plates qui, si elles servent l’esthétique, sont bien moins confortables et efficaces que les traditionnelles lignes de vie en cordelette. La finition générale est d’une facture satisfaisante, sans pour autant atteindre des sommets. Reconnaissons aussi que le prix package avec ce Yamaha 100 ch 4T à injection est attractif et fixe le rapport qualité/prix à un excellent niveau.

D'autant que le 570 s'avère plaisant à barrer et efficace dans la plupart des exercices de pilotage. Le comportement est homogène, avec une assiette bien équilibrée et une sensibilité au trim « normale », la qualité du passage dans le clapot méritant une assez bonne note également. La tenue de cap, comme la précision du guidage de la quille en virage sont aussi exemptes de reproches. Même en resserrant les courbes, la motricité reste intacte, la carène n'étant pas soumise au talonnage. Le déjaugeage se fait promptement et avec un cabrage modéré. Bref, l'impression d'ensemble est tout à fait favorable. La seule petite déception vient de la comparaison des performances avec le 550 doté du même moteur, mais l'ancienne version à carburateurs (essai dans Pneu Mag 46) : résultat nettement en faveur du 550 avec 39 nds maxi et 3 secondes au déjaugeage contre 35,1 nds et 4,2 secondes au 570..



photo Capelli Tempest 570 Open


photo Capelli Tempest 570 Open


photo Capelli Tempest 570 Open





Conclusion
On ne peut s’empêcher d’apprécier l’arrivée du 570 en fonction de ce que l’on connaît du 550, puisqu’il vient le remplacer. Disons que la différence essentielle se situe dans le style, car l’aménagement de cockpit est très voisin. On note toutefois avec plaisir la présence, sur le 570, d’une table de pique-nique, et un léger gain de surface de pont. Et le chantier italien a eu le bon goùt de ne pas en profiter pour augmenter le tarif de manière substantielle. Alors, bienvenue à ce nouveau 570 !




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