Essai Lodestar TRIM 3DV 380

Vif et confortable

Spacieux, doté d'une bonne capacité à la charge, ce petit « pliable » fait apprécier son plancher gonflable à haute pression, tant en matière de confort que dans le domaine pratique. Léger, il est aussi facile à ranger dans son sac. Quant au tarif « package »,il ne peut laisser indifférent…

Texte et photos Philippe Leblond


 4 772 € avec Mercury 25 ch 2T (tarif 2006)
 3.8 m
 7
 23,6 nds

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Paru dans le Pneumag n° 55 Septembre/Octobre 2006




Deuxième modèle par la taille dans la gamme des Lodestar à plancher gonflable, le 380 Trimax 3D-V ne manque pas d'atouts, notamment face à son concurrent le plus direct, le 380 de la gamme Trimax à plancher alu, du même constructeur. Avec 20 kg de moins (68 contre 88, sans le moteur), sa légèreté est un avantage indiscutable que ce soit pour le stockage, le maniement ou le transport. Contrairement au modèle à plancher rigide, il se plie intégralement et dans un seul sac au lieu de deux. De quoi facilement le faire tenir dans le coffre d'un break, sans rabattre la banquette. Autre avantage : finie la corvée du montage et du démontage ! Comme tous les autres Lodestar, le 380 est commercialisé en package Mercury ou Mariner, à travers le vaste réseau de distribution de l'importateur Marine Power France. En résulte un tarif « ajusté » qui permet, pour un budget très raisonnable, l'acquisition d'un pneumatique homologué pour sept passagers, doté au choix d'un 15 ch 4T, ou d'un 25 ch 2T (moins cher). Notre préférence va à ce second moteur, dont la légèreté et la nervosité sont mieux à même de dispenser le plaisir de pilotage inhérent au tempérament du 380 Trimax 3D-V. Par ailleurs, cette puissance nous semble aussi nécessaire pour assurer unevitesse de croisière décente, lorsqu'on navigue en famille, avec un tant soit peu de matériel. Compact et doté d'un bon rapport poids/puissance, le Mercury 25 ch se manie facilement à l'aide de sa barre franche. Toutefois, quand on pilote seul à bord, il faut parfois doser les gaz, pour ne pas se faire surprendre par son punch. C'est le cas dans les virages serrés, où une rotation franche sur la poignée d'accélération peut entraîner une vive réaction de barre. En ligne droite, à pleine puissance, il convient aussi de rester concentré sur le manche, pour éviter les mouvements de lacet. Des phénomènes qui s'atténuent sensiblement quand le bateau est chargé. Pour ce qui est de la spécificité de sa carène, avec son V embryonnaire, et ses deux flotteurs additionnels, on retrouve un peu le comportement des Zodiac Futura, qui avaient initié ce concept qui se situe plus près du catamaran que du trimaran : légèreté du nez à pleine vitesse et absence de gîte en virage. Toutefois, l’effet de portance, que le « tunnel » est supposé engendrer, n’est que peu perceptible, malgré un petit plus en termes de confort, dans le clapot. Il est vrai que la puissance est modeste et la vitesse de pointe limitée, malgré un honorable 23,6 nds, relevé sur l’écran de notre GPS. Il faut toutefois préciser que le plancher de notre bateau d’essai n’était sans doute pas gonflé à la pression requise, ayant tendance à onduler et provoquer un peu de ventilation de l’hélice lors du déjaugeage pourtant fulgurant (moins de trois secondes). Vif et réactif, le 380 Trimax 3D-V offre toutefois un réel plaisir de pilotage et de bonnes sensations de vitesse. Le plancher en question, s’il n’a pas la rigidité de ceux en bois ou en alu, a d’autres avantages. Outre l’aspect pratique déjà évoqué, il s’avère moins glissant lorsque les pieds sont mouillés et plus « confortable », notamment en cas de chute (parfait pour les enfants). Sa valve de gonflage est par contre mal placée, dans la zone où la nourrice, non sanglée, risque de se « promener » en mer formée. Il est entouré de flotteurs, d’un bon diamètre, protégés par une épaisse bande de ragage et des valves de surpression. De nombreuses poignées permettent le portage au sec (une bande protection est collée sous les flotteurs), et, celles fixées sur la face intérieure des flotteurs, de part et d’autre des « passages plongeurs », aident à remonter à bord. Le tissu est un PVC du fabricant allemand Haku Mehler, et Lodestar garantit l’assemblage par thermobandage pour cinq années. Parmi les détails notables, signalons les clapets mobiles qui ferment les vide-vite du cockpit (pas de risque de perdre les bouchons !), le placage d’ABS sur le tableau arrière en contreplaqué marine, assurant une meilleure étanchéité, et les bandes réfléchissantes « balisant » les ralingues de saisines. Bien lorsque le bateau reste au mouillage pour la nuit….



photo Lodestar TRIM 3DV 380


photo Lodestar TRIM 3DV 380





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