Essai Arimar Sea Pioneer 400

Des plaisirs simples

Voilà un petit ensemble qui permet de goûter aux plaisirs de la vitesse et de la promenade sportive en famille pour un budget très raisonnable. En contrepartie, il faut se contenter d'une barre franche et de s'asseoir sur les flotteurs. Mais, est-ce vraiment un problème ?

Texte Philippe Leblond. Photos Philippe Leblond et Jacques Anglès


 4 261 € sans moteur (tarif 2006)
 4.0 m
 6
 28 nds

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Paru dans le Pneumag n° 51 Janvier/Février 2006



La présentation est soignée et le premier coup d'œil donne un a priori favorable sur ce petit semi-rigide propulsé par un 40 ch Tohatsu en barre franche. Le cockpit ne comporte pas plus de console que de siège (ils figurent tout de même sur le catalogue des options). Un vrai retour aux sources du semi-rigide ! Voilà du léger, de l'économique, et du sportif ! Du polyvalent aussi, si l'on fait le tour du programme auquel peut se prêter l'Arimar 400 : cabotage en équipage (6 passagers homologués), pique-niques dans les criques, sports de glisse tractés, plongée sous-marine, pêche… Chacun pourra trouver son bonheur à bord du plus petit modèle de la série Sea Pioneer, à l'exception des accros de la bronzette en « mode confort », aucun matelas n'étant prévu à cet effet. Sur le 400 Sea Pioneer, la recette de la polyvalence est simple : un rapport poids/puissance avantageux (moins de 5kg/ch). Tel quel, avec sur son tableau arrière le Tohatsu 40 ch 2-temps, redoutable de nervosité, l'Arimar témoigne d'un tempérament fougueux. Près de 30 nœuds avec deux personnes à bord, cela correspond à près de 25 nœuds pour une famille de quatre. Bref, de quoi s'amuser car, assis au raz de l'eau, l'impression de vitesse, et surtout d'accélération, est impressionnante. D'autant plus, sur un petit clapot comme celui que nous avons rencontré le jour de cette prise en main.Certes, le Tohatsu vibre plus qu'un 4-temps, malgré ses trois cylindres. Son ralenti est un peu élevé (réglage ?) et son timbre de voix agressif. Mais pour déjauger rapidement et sortir des virages avec autorité, il n'y a pas mieux !
Attention d’ailleurs lorsque vous piloterez en solo… Sa fougue impose de la concentration lors des remises de gaz, et lorsque vous naviguez à la vitesse maxi, pour éviter le phénomène de lacet. Il est même recommandé de durcir un peu le réglage de la barre, afin de moins dépenser d’énergie pour contrôler le cap. Mais, avec un peu d’habitude, le pilotage apporte son lot de sensations positives. La carène peu profonde assure un passage correct sur le petit clapot, mais devrait trahir rapidement ses limites en confort dans plus de 50 cm de creux. Il conviendra alors de réduire l’allure, une vitesse stabilisée un peu au-dessus de 15 nds devrait faire l’affaire. Et, à notre humble avis, sur cet Arimar, un 25 ch faciliterait le pilotage et suffirait à assurer l’essentiel du programme d’utilisation.
Comme nous l’avons dit plus haut, la finition de ce petit semi-rigide est soignée et notre attention est captée par un détail remarquable : le socle en polyester, qui coiffe le nez du bateau, est d’une rare élégance, intégrant un chaumard et un taquet inox de belle facture. Le plancher avec baille/coffre contre-moulé offre un bon antidérapant, et les renforts de tableau arrière dessinent un petit bac de rétention près du nable de vidange. En revanche, on notera l’absence de poignées de portage latérales avant (sur un bateau que l’on peut encore tirer au sec), et les saisines en forme de bride, désagréables à la main. Quant au pilote, il n’a aucune prise pour se maintenir ! Autre bémol, on ne trouve pas d’emplacement dédié à la nourrice, ni de sangles pour la maintenir… Nul n’est parfait.



photo Arimar Sea Pioneer 400





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