Essai Valiant 580 Sport Fishing

A l'aise dans son plan de pont

Jusqu'à nouvel ordre, la gamme Sport Fishing du constructeur américain affiche complet. Après le lancement des 630 et 760, l'an passé, ce sont les 550, 580 et 690 qui ont eu les honneurs du Grand Pavois Fishing. Signal fort en direction des pêcheurs : tous sont dotés d'un vivier à circulation d'eau de mer.

Texte Philippe Leblond - Photos Philippe Lebond et DR


 30 590 € avec Mercury 115 ch 4T (tarif 2016)
 5.83 m
 10
 33 nds
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Paru dans le Pneumag n° 99 Janvier/Février 2014



Partenaire du Grand Pavois, et plus précisément du tournoi de pêche organisé chaque année lors du salon nautique rochelais, Valiant a pris l'habitude de présenter ses nouveaux modèles dédiés à la pêche (gamme Sport Fishing, ex-gamme DR) à cette occasion. L'an passé, nous avions pu essayer les deux premiers modèles sortis du chantier Arimar (Valiant fait produire ses semi-rigides chez ce constructeur italien, depuis deux ans), les Sport Fishing 630 et 760. Cette année, la flotte Sport Fishing s'est enrichie de trois nouveaux venus, avec les 550, 580 et 690. Le remplacement de la série DR (sept modèles de 4 m à 7,50 m), qui était fabriquée dans le chantier historique du Portugal, aura donc été rondement mené… Pour l'instant, Brunswick (le groupe américain qui possède Valiant) n'a pas annoncé d'élargissement de cette gamme par le bas, mais la série Sport (dont est déclinée la Sport Fishing) compte aussi un 470 et un 500, alors…
Ces nouveaux Valiant dédiés à la pêche présentent deux différences majeures avec leurs prédécesseurs : des flotteurs exclusivement constitués de tissu Orca (type Néoprène/Hypalon) 1 100 ou 1 670 décitex (les DR étaient proposés avec des tubes en PVC avec option Polyuréthane), et un vivier optionnel alimenté à l'eau de mer, placé sous le plancher, à l'exception de celui du 550 (le vivier des DR était posé sur le plancher). Pour le reste, la dotation pêche est assez comparable avec quatre supports de cannes à pêche et une centrale de navigation (SmartCraft, VHF fixe Navicom et combiné Humminbird). D'autre options sont aussi proposées : échelle de bain, saisines extérieures, roll-bar inox avec feux de navigation, T-top (pour les 630 et 760), feux de navigation sur console (en l'absence de roll-bar)… Voyons ce que ces semi-rigides ont "sous le capot", sachant que tous nos essais se sont déroulés sur un petit clapot, par 22 degrés, avec deux personnes à bord et le plein d'essence.
Conclusion :
Les Valiant ont changé de lieu de construction, passant du Portugal (chantier d'origine) à l'Italie (chez Arimar). Ce ne sont plus les mêmes bateaux, et leur tempérament est assez différent d'ailleurs… Les anciens Fishing de la série DR étaient plus vivants à piloter, tandis que les nouveaux, moins joueurs, ont le mérite d'une prise en main plus facile, notamment avec la puissance maxi autorisée. C'est ce que nous montre le 690 qui, malgré la pêche du Verado 225 ch, reste très facile à maîtriser. Pour ce qui est de leur conception, les "fishing" made by Arimar poussent un peu plus loin l'équipement dédié à la pêche avec des viviers intégrés (sauf pour le 550), une circulation à bord fluide et des postes de pilotages bien étudiés, tout en optant pour des flotteurs en Orca (Hypalon), tissu de référence s'il en est en termes de qualité.



photo Valiant 580 Sport Fishing


photo Valiant 580 Sport Fishing


photo Valiant 580 Sport Fishing


En navigation : Sans se montrer particulièrement véloce en rapport de sa relative légèreté, le 580 Sport Fishing assure l'essentiel en passant les 35 nœuds (37 nœuds "à bloc"). Il est vrai que la position très avancée du poste de pilotage ne va pas dans le sens d'une vitesse de pointe élevée, puisque cette répartition des poids augmente la surface de coque en contact avec le plan d'eau. Néanmoins, les allures de croisière restent acceptables avec 17 et 25 nœuds à, respectivement, 3 500 et 4 500 tr/min, régime au-delà duquel le Mercury perd de sa discrétion.
Côté accélération, c'est aussi correct, bien aidé par la quasi absence de cabrage, avec deux personnes à bord et le plein de carburant. Avec 115 ch, ce Valiant montre un comportement très sécurisant (stabilité latérale et longitudinale exemplaires), et assure le propriétaire d'une mise en main rapide. Efficace et sûr en virage, il fait preuve d'une bonne accroche et d'absence de ventilation, même lorsqu'on se montre brutal avec les gaz. Pour ceux qui exigeraient davantage en termes de performances chiffrées, ou de sensation de pilotage, il faut considérer qu'il est possible de monter jusqu'à 150 chevaux, avec l'assurance d'exploser la barrière des 40 nœuds !




Au ponton : Avec 45 cm de plus en longueur intérieure que son petit frère, le 580 donne un sentiment d'aisance supplémentaire lorsqu'on se déplace dans son cockpit, même s'il ne gagne rien en largeur. Ce gain d'espace est renforcé par le fait que le vivier à circulation d'eau de mer est intégré au plancher, contrairement à celui du 550 qui prend un peu de place sur le pont. Le poste de pilotage étant en position avancée, les aficionados de la pêche sportive apprécieront l'espace disponible en arrière du leaning-post à structure aluminium. Parmi les autres points appréciés des pêcheurs, il y a bien sûr la console dont l'emprise au sol reste mesurée (retrait au niveau des pieds permettant de solides appuis pour piloter), le haut pare-brise pour les navigations par temps frais, le large passage à bâbord (47 cm) et le pont de plain-pied sur presque toute sa surface, si ce n'est le puits de mouillage logé dans le nez du bateau. Par ailleurs, l'échelle de bain, appréciable à l'escale, sait se faire discrète derrière le tableau arrière lors des parties de pêche à la traîne.




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