Essai Avon Adventure 400 Open

L’esprit très ouvert

Pour un open c'en est un ! La seule chose fermée à bord de ce petit semi-rigide, c'est la baille à mouillage. Pour le reste, Avon laisse aux « adventuriers » le soin de choisir parmi quelques options pour équiper ce châssis qui ne manque pas de qualités. Cette prise en main nous a permis d'apprécier cette carène à la fois vive, sûre et confortable.

Texte et photos Philippe Leblond


 6 598 € sans moteur (tarif 2007)
 4.05 m
 7
 22,6 nds

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Paru dans le Pneumag n° 58 Mars/Avril 2007



La gamme Adventure fait depuis longtemps la fierté d'Avon. Ce manufacturier du Pays de Galles appartient au groupe Zodiac International, mais il a conservé cette philosophie du pneumatique qu'ont les Britanniques à savoir, produire des bateaux simples, et surtout marins ! Et la gamme Adventure, plus que les autres séries d'Avon (annexes de luxe ou dinghies pliants) symbolise bien cette conception, où la carène est reine, et où l'aménagement du cockpit, bien que secondaire, se fait à la carte. Le 400 a beau être le plus petit modèle de la série Adventure, il n'en possède pas moins de réelles qualités de navigation. Supérieures en tout cas à ce que l'on est en droit d'attendre d'un modeste semi-rigide de quatre mètres… Il est vrai que l'Adventure 400 nous a surpris par sa « présence » sur l'eau, nous donnant la sensation de piloter un bateau de taille plus importante. En l'absence de conditions de mer vraiment significatives pour tester une carène – la baie de Mandelieu était pratiquement d'huile – nous avons « tiré » en direction des îles de Lérins, afin de toucher un peu plus de brise. Sans parler d'une mer difficile, nous avons navigué sur un clapot serré de près de 50 cm, avec un confort que l'on n'attendait pas à ce niveau. Le V de l'étrave amortit bien les secousses, donnant même un certain moelleux à la promenade. Le comportement est sain, l'assiette sereine, et en virage, non sans une gîte intérieure marquée, le 400 enchaîne les évolutions avec agilité, profitant dans cet exercice de la souplesse du nouveau Yamaha 20 ch 4-temps, dont l'arrivée des gaz reste progressive, même lorsqu'on « essore » la poignée sans nuance. Voilà qui rend le pilotage en barre franche moins physique… Après un chrono de déjaugeage acceptable (5,4 secondes), ponctué par une reprise d’assiette plutôt lente, la vitesse augmente rapidement, sans toutefois décoiffer comme avec un 2-temps. Sans aller jusqu’à poser la puissance maxi sur le tableau arrière (50 ch quand même !), on se dit que l’Adventure 400 mériterait bien un 30 ch. Ce serait la certitude de dépasser les 25 nds en pointe, d’approcher les 20 nds en croisière, sans trop solliciter la mécanique, et de pouvoir, à l’occasion, s’adonner au ski ou au wake-board.En parlant de skis, le chantier propose des fixations pour ne pas les laisser traîner sur le plancher. Bonne nouvelle, car sur le bateau de notre essai, le cockpit était vierge de tout équipement. Il est toutefois possible d’opter pour une console jockey avec commandes à distance, tout en conservant les déplacements à bord. La baille à mouillage (ou coffre) peut recevoir un coussin. Mais, avec les pagaies, c’est à peu près tout ce qu’Avon propose en matière d’accessoires… Pour ce qui est du flotteur, il est confectionné chez Avon avec du tissu Néoprène/Hypalon. Par contre, on regrette l’absence de vraies saisines en cordelette ; les sangles, bien qu’esthétiques, sont agressives pour les mains…

On notera aussi, au passage, les valves de gonflage un peu saillantes pour les mollets des passagers. Hormis cela, il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce bon petit RIB.



photo Avon Adventure 400 Open


photo Avon Adventure 400 Open


photo Avon Adventure 400 Open





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