Essai Bombard Explorer DB 420

Un poids plume qui a du peps !

Avec la puissance maxi, on ne s'ennuie pas aux commandes du plus petit des DB ! Son rapport poids/puissance affûté est un gage de vivacité, d'autant que sa carène est communicative, tout en restant facile à maîtriser. Malgré un cockpit à l'espace mesuré, il est homologué pour sept adultes, de quoi envisager quelques virées sous le signe de la convivialité.

Texte et photos Philippe Leblond


 6 616 € sans moteur (tarif 2016)
 4.25 m
 7
 31,5 nds avec Evinrude 50 ch 2T
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Paru dans le Pneumag n° 71 mai/juin 2009




Placer 50 chevaux sur le tableau arrière d'un semi-rigide de 4,25 m, cela n'a rien d'extraordinaire. D'ailleurs, cette puissance est dûment homologuée sur le DB 420. Là où cela prend un certain relief, c'est lorsqu'on jette un œil à la ligne "poids sans moteur" et qu'on y lit "135 kg". On se dit alors que le rapport poids/puissance ne devrait pas être triste… En effet, avec moins de 5 kilos par cheval, le DB 420 de notre essai a de quoi se montrer vivant à la barre. Et comme attendu, ça pulse ! Dès la prise de notre chrono de déjaugeage, et malgré un cabrage très prononcé (si possible, mettez un passager sur l'avant), le binôme Bombard/Evinrude fait parler la poudre : 3"6 ! La carène est planante dès les 2 700 tr/min, à seulement 10,2 nds, ce qui laisse une plage de régime très large pour adapter sa vitesse au plan d'eau rencontré. Ainsi, il est possible de déambuler sur un filet de gaz (15,1 nds à 3 000 tr/min) ou hausser le rythme (25,3 nds à 4 500 tr/min) pour croiser à sa guise, avec des rendements qui sont encore économiques (plus de 2 milles par litre). Le seul bémol, en allure de croisière, c'est la présence de bruits parasites (couvercle de coffre, console…), de quoi gâcher les efforts de discrétion sonore de l'Evinrude. L'équilibre du DB 420 est sain et sa carène se montre relativement souple aux impacts dans la vague, en dépit de sa légèreté. Bien que le 50 ch soit la puissance maxi et que la sensation de vitesse soit bien présente, on n'a pas l'impression d'une surmotorisation. Un 30 ou 40 ch devrait toutefois suffire à bien exploiter le petit Explorer. Avec 50 ch, il convient de rester vigilant sur l'accélérateur, et jouer un peu du volant pour tenir ce petit semi-rigide affûté.

Le comportement en virages, larges ou serrés, est précis et sûr. Notez que l'adhérence de la carène et sa faculté à passer vite et presque à plat en courbe, imposent de bien se tenir. Revenu au ponton du port du Crouesty, amarré à couple des trois modèles de la gamme SB (voir les pages qui suivent), mis eux aussi à notre disposition par Planète Océan, le concessionnaire local, le DB 420 se dévoile sans surprise. Il est vrai que le tour du propriétaire est vite fait sur un semi-rigide de cette dimension. Depuis trois ans maintenant, les Bombard affichent fièrement des flotteurs bleus, un bleu "pétant" à l'image de notre bateau sous le soleil. Une heureuse alternative au noir "mythique" de la série Explorer, toujours au catalogue pour les "intégristes" de la marque. Ce flotteur amovible (pratique en cas d'avarie) est repris sur le tableau arrière par des pattes de tissu sanglées. La finition du flotteur assemblé à chaud par thermobandage est, comme toujours, impeccable. Cependant, la sellerie du siège biplace, à la mousse trop molle, les câbles de commande du moteur à claire-voie, et l'ajustage perfectible des accessoires vissés sur le plancher, que sont le siège/coffre et la console, tempèrent la qualité perçue qu'offrent certains modèles plus grands de chez Angevinière Marine.

L'ensemble reste toutefois plaisant à l'œil, et du diamètre constant des tubes, émane un sentiment de sérieux et de sécurité, confirmé par l'excellente flottabilité (780 kg) et la stabilité de forme du DB 420. Petit mais costaud ! Ce qui vaut au petit Bombard une homologation, en passagers, flatteuse : 7 adultes. Autant dire tout de suite qu'il sera difficile d'embarquer en nombre avec l'option du "pack éco", comportant la banquette biplace et la console qui renferme la nourrice de 22,7 l, soit six gallons américains, héritage d'OMC. Il est à noter qu'hormis la partie haute de la console, les coffres de cette dernière et de la banquette (qui recèle la batterie et le filtre à carburant) ne sont pas étanchés. Le décalage de la console sur tribord offre un passage digne de ce nom, et la distance entre le siège et le volant permet de piloter debout. Reste qu'un pilote de grande taille trouvera les commandes trop basses à son goût. Par contre, la position assise est confortable. Compact, le tableau de bord oblige à disposer les cadrans moteur derrière le volant (lecture difficile), mais autorise la pose d'un GPS ou d'un sondeur sur le rebord supérieur, à l'abri du petit pare-brise. Pour ce qui est du dispositif de mouillage, rien à redire : le puits est profond, l'ouverture large, le capot est percé d'un passage pour le câblot, et le petit socle d'étrave en polyester arbore un taquet inox et un petit davier.

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photo Bombard Explorer DB 420


photo Bombard Explorer DB 420


photo Bombard Explorer DB 420





CONCLUSION
La légèreté du DB 420 est garante, tout à la fois, d'un comportement ludique et de manœuvres de transport et de mise à l'eau aisées. Fun à piloter avec la puissance maxi, ce petit kart des mers distille un réel plaisir sportif, et sait se muer en "outil" pour les sorties pêche, plongée, ou ski. Correctement fini, et proposé à un tarif "package" attractif, il devrait séduire ceux qui voudront débuter dans le motonautisme à moindre frais, sans faire l'impasse sur un produit confirmé.




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