BWA poursuit l’évolution de sa gamme Flyer avec un semi-rigide de 11 mètres pensé pour conjuguer le confort de vie à bord et les performances en mer. Le Flyer F36 mise sur une carène affûtée, un cockpit généreux et une motorisation Honda V8 de 350 ch pour séduire les amateurs de sorties rapides comme les adeptes de mouillages prolongés. Essai à Gênes d’un grand day-boat italien qui revendique autant de style que d’efficacité.
Texte Nicolas Massines - Photos Nicolas Massines et DR
| Longueur | 11,25 m |
| Largeur | 3,7 m |
| Diam. maxi des flotteurs | 65 cm |
| Nbre de compartiments | 7 |
| Puissance maxi | 2x400 |
| Puissance conseillée par Pneumag | 2x350 |
| Poids sans moteur | 3800 kg |
| Rapport poids/puissance | 5,43 kg/ch (avec le moteur de l’essai) |
| Nombre de personnes | 16 |
| Couchage | 2 |
| Charge utile | 0 kg |
| Matériau flotteurs | Hypalon 1670 dtex |
| Capacité carburant | 700 l |
| Catégorie CE | B |
| Constructeur | Ribitaly S.R.L (Italie) |
| Importateur | Réseau |
| Droits annuels sur la coque | 274 € |
| Droits annuels sur le(s) moteur(s) | 1520 € |
Au ponton.
Dès le premier regard, au dernier salon de Gênes, en Italie, le BWA Flyer F36 impose sa présence avec sa large plateforme arrière soutenant les deux puissants Honda BF 350, son cockpit volumineux, sa console surplombée par un t-top et un grand solarium à l’avant. On s’imagine facilement arriver en famille sur le ponton, les clés et le coupe-circuit à la main, faire monter les sacs depuis l’ouverture dans le flotteur au niveau de la console et, une fois à bord, jauger la qualité de la production italienne. Apprécier le bruit de l’épaisse porte en plexiglas s’ouvrant pour descendre, distribuer les affaires dans les équipets de la cabine double, ranger les provisions et remonter sur le pont. Un regard à la console, tout est là, soigneusement disposé. Un simple clic depuis le rigging Honda fait descendre les deux moteurs Honda de 350 chevaux, et nous affiche un sourire sur le visage qui en dit long sur l’envie de mettre les hélices en action. Les places assises dans le cockpit assurent une belle enveloppe pour installer les passagers de manière sécurisée, tandis que la table électrique promet une pause déjeuner tout en confort avec de l’espace et de l’ombre, deux éléments clés d’une sortie à la journée ou d’un week-end prolongé réussi. Sans oublier le solarium arrière qui invite à de longs moments de calme au mouillage grâce à sa surface de 2 x 1,88 m, pouvant être rallongée de 40 cm au besoin. Le salon de Gênes offre l’avantage de toujours disposer d’un soleil généreux pour tester la superficie du hard-top, qui se révèle très efficace le temps de sortir du port à une vitesse réglementaire. Le silence de la motorisation ne vient pas troubler les conversations qui s’engagent, que ce soit pour relever chaque détail de finition ou commenter le volume de l’espace de vie en avant de la console. C’est en effet un beau solarium, accessible via des passavants d’une trentaine de centimètres, équipé d’un accoudoir et de porte-gobelets façon berline, qui s’appuie sur la console. Il dispose aussi d’un coussin transportable, permettant de transformer l’espace laissé vide en un puits de lumière pour la cabine, et de mains-courantes qui confèrent à l’ensemble un sentiment de robustesse et de sécurité. La pointe avant est complétée par un grand coffre, deux taquets d’amarrage fixes et une petite plateforme revêtue de teck.
En mer.
C’est comme une évidence lorsque l’on prend place sur la très enveloppante sellerie surpiquée du BWA F36: la qualité de fabrication et le soin apporté à la pose des éléments constituant le poste de barre sont remarquables. Le sens du détail est partout, et le sentiment de sécurité est dominant, tant par l’enveloppe des assises que par la disposition de l’instrumentation de bord. Une planche claire sépare commandes de propulsion et volant de l’électronique, avec un rendu visuel et tactile très apprécié. La vitesse et le régime moteur sont bien visibles et leur lecture est intuitive, tandis que le pare-brise ne gêne nullement la vue périphérique sur le plan d’eau et maintient une protection élevée au fur et à mesure que la vitesse augmente. Le plan d’eau est calme. Seules quelques risées marquent la surface, il est l’heure de faire entrer les BF350 V8 en action. Cela démarre doucement, dans un bruit feutré qui monte crescendo, calqué sur les tours/minute. 6.5 secondes sont nécessaires pour atteindre le planning sans que l’on observe de perte d’horizon au déjaugeage. La barre est réactive et ne souffre d’aucun mouvement parasite. Les vingt nœuds sont atteints en à peine plus de 8 secondes, ce qui, pour une unité dotée d’une grande capacité d’emport et d’une vaste cabine, est positif. Une fois le BWA F36 Flyer installé dans ses lignes, la fonction ECOmo de Honda entre en action aux alentours de 19 nœuds afin de réduire la consommation, pointant à cette allure à 1,55 litre par mille puis s’abaissant à 1,39 à 23 nœuds et 3 500 tours minute. Ce qui assure une autonomie généreuse. À cette allure de croisière, la carène se monte très sable et le couple formé avec les deux moteurs est réellement efficace. Pas de prise en défaut à la barre, ni de roulis observé à pleine vitesse qui se situe à 46 nœuds. De quoi pimenter quelques instants les sorties familiales en prenant soin d’observer à la lettre toutes les règles de barre et de sécurité qu’impose cette vitesse. Le Flyer F36 se montre aussi rassurant en ligne droite qu’en virages amorcés à plein régime. L’expression « sur des rails » n’est dans ce cas pas surfaite puisque la barre ne nécessite presque aucune correction lorsque le bateau est mis sur l’angle. Aucun embrun ne s’invite à bord, le bruit des hors-bords n’est pas envahissant et le plaisir, lui, est omniprésent.
Le BWA Flyer F36 est à n’en pas douter une réussite aussi bien fonctionnelle que visuelle. S’il séduit au premier coup d’œil par cette patte italienne toujours aussi appréciable dans ses aménagements, ses qualités marines en font un compagnon luxueux de tous les programmes de navigation. La puissance maximale peut-être poussée à 2 x 400 chevaux Mercury, mais elle n’est selon nous pas nécessaire puisque le couple de moteurs Honda s’accorde parfaitement à cette carène performante.
Une cuisine fonctionnelle, avec frigo, évier et foyer de cuisson. De quoi prolonger sereinement une escapade ou improviser un déjeuner sur l’eau !
La lisibilité des instruments de navigation, leur emplacement et leur ergonomie en font un exemple du genre. Notez le grand vide-poches sous le volant de barre.
Des sièges bolster enveloppant et des mains-courantes bien placées sécurisent la navigation.
Si la pointe avant est presque entièrement occupée par le solarium, il reste un espace appréciable pour la circulation. Le coussin central une fois enlevé découvre un puits de lumière à la cabine.
La sellerie du bain de soleil arrière donne le ton sur la qualité des assises et des finitions en général.
Le portillon de sécurité est un élément clé des navigations familiales. Un détail de poids.
Même avec un soleil italien au zénith, le hard-top fournit une ombre généreuse pour la console et une partie du cockpit.
En plus de la cabine principale, la mid-cabin hébergera facilement deux enfants ou un couple d’adultes.
Observez l’arrondi de l’assise, le teck de la table et les mains-courantes. Les détails de construction sont de haut niveau.
Qualité de réalisation
Comportement
Performances
Equipement
Adéquation programme
Rapport qualite/prix
| Vitesse maxi | 44 nds à 6 000 tr/min |
| Vitesse de croisière rapide | 30 nds à 4 000 tr/min |
| Vitesse de croisière economique | 24 nds à 4 200 tr/min |
| Temps de jaugeage | 6,54 secondes |
| Accélération de 0 a 20 nds | 8,14secondes |
| Vitesse minimale d’hydroplanage | 16,4 nds à 3 000 tr/min |
| Consommation en usage courant (estimation) | croisière éco (estimation) : 56 l/h |
| Autonomie en usage courant (estimation) | 300 milles |
| Hélice de l'essai | nc |